Carte d'identité

Président Jean-Pierre Clamadieu
Actionnaires principaux Solvac SA (30, 7%), Solvay SA (2, 49%), Amundi Asset Management (1, 54%), The Vanguard Group (1, 37%)
Marques Solvay, Rhodia
Comité d'entreprise européen oui

Ratios 2015

 
Marge opérationnelleMarge opérationnelleCet indicateur désigne ce que la firme gagne en moyenne sur chaque produit vendu. Il se calcule en divisant le bénéfice d'exploitation par le chiffre d'affaires. % 8,52
Taux de profitTaux de profitRapport entre le bénéfice et le capital investi ; il y a différentes manières de le calculer (bénéfice net par rapport aux fonds propres de l'entreprise ; bénéfice d'exploitation sur les actifs fixes ; et les marxistes estiment le rapport entre la plus-value créée et le capital investi). (en anglais : profit rate). % 5, 06
Taux de solvabilitéTaux de solvabilité(%) : ce ratio indique comment l'entreprise finance ses investissements. Il se calcule en divisant la dette à long terme par les fonds propres. Plus le ratio s'approche des 100%, plus l'entreprise dépend de l'argent prêté par des banques pour financer ses investissements. Si le chiffre dépasse les 100%... Il y a lieu de s'inquiéter puisque les investissements de l'entreprise dépendent davantage des prêts octroyés par les banques que d'argent directement versé par l'entreprise. % 59, 73
Taux de dividendeTaux de dividende(%) : ce chiffre exprime la part des bénéfices versée aux actionnaires sous forme de dividendes. Plus ce montant est important, moins la part des bénéfices qui vont rester dans l'entreprise (fonds propres) l'est. % 67, 71
Fonds roulement netFonds roulement netC'est la différence entre le passif à long terme et l'actif à long terme (ou inversement l'actif à court terme et le passif à court terme). S'il est positif, cela indique que le passif à long terme est plus élevé que l'actif à long terme. S'il est négatif, cela suppose l'inverse, donc qu'une partie de l'actif à long terme est financé par des dettes à court terme. Cela peut être inquiétant, parce que cela veut dire que les banques doivent renouveler les crédits tous les mois, les trois mois… Elles peuvent à tout moment décider d'arrêter. Normalement, le but est d'avoir un fonds de roulement légèrement positif : négatif, cela pose le problème du financement des investissements à long terme ; trop positif, cela signifie que du passif, des fonds sont utilisés à des missions à court terme, par définition passagères, momentanées et normalement moins lucratives (en général le long terme l'emporte sur le court terme, sauf en période de crise). (€) 2, 04 milliards d’euros

Historique

S de Solvay, S de Soude, Soude tirée du Sel de Table : pas étonnant qu’un S perforé d’une flèche pointant vers la terre ait été le tout premier logo de la société Solvay. Les frères Solvay, fondateurs de la société en 1863, bouleversent à ce moment-là l’industrie chimique. Ils inventent et imposent un procédé (qu’ils allaient aussitôt breveter) pour produire, à échelle industrielle, de la soude (carbonate de sodium, pour les chimistes, ou Na2CO3) – matière premièrematière premièreMatière extraite de la nature ou produite par elle-même, utilisée dans la production de produits finis ou comme source d\'énergie. Il s'agit des produits agricoles, des minerais ou des combustibles. (en anglais : raw material) pour la production de verre ou de savon - à partir justement de "sel de table" (chlorure de sodium ou NaCl) et de "craie" (carbonate de calcium ou CaCO3) en utilisant de l’ammoniac (NH3). Avec les frères Solvay et leurs descendants, on le voit, on est en plein dans ces formules, et la chimie sera au cœur de l’entreprise multinationalemultinationaleEntreprise, généralement assez grande, qui opère et qui a des activités productives et commerciales dans plusieurs pays. Elle est composée habituellement d'une maison mère, où se trouve le siège social, et plusieurs filiales étrangères. (en anglais : multinational) qu’ils vont rapidement développer.

Raf Custers*

Ils ouvrent une première usine à Couillet, près des usines de verre du bassin de Charleroi, qui utilisent des soudes fournies par Solvay. Les décennies suivantes, nous sommes en 1870-1880, Solvay s’implante aux quatre coins du monde, l’Allemagne, la Russie, les États-Unis.

S de (paix) sociale

Solvay, c’est aussi le "S" du patron qui maintient la paix sociale et s’entend avec les socialistes. Partout où elle s’implante, l’entreprise va soigner les ouvriers à sa façon. Elle entoure les usines de services, d’écoles, de dispensaires, de lieux de divertissement. Pour cette raison, les Solvay se font des amis politiques parmi les sociaux-démocrates du Parti ouvrier belge (POB).

En 1900, son président Emile Vandervelde dédicace son livre "Le collectivisme et l’évolution industrielle" à "Mon Ami Ernest Solvay". Est-ce qu’un tel geste se fait récompenser ? Le POB reçoit de toute façon en 1913 la nette somme d’un million de francs belges – "don de Solvay" - pour la création d’une Centrale d’Éducation ouvrière attachée à la Maison du Peuple de Bruxelles.

Pendant la Première Guerre mondiale, le gouvernement belge siège au Havre en France. Deux patrons belges se chargent d’organiser le territoire belge occupé par l’armée allemande : Emile Francqui de la Société Générale de Belgique et Ernest Solvay. Ils constituent le Comité national de Secours et d’Alimentation (CNSA). Des socialistes comme Louis Bertrand y prennent part, ce qui fait du CNSA une préfiguration du gouvernement d’unité nationale formé en 1918 à la fin de la guerre.

En 1918, Louis Bertrand du POB reprend les idées sociales d’Ernest Solvay. Il y a urgence. "La crise sociale dont le monde souffre", écrit Bertrand, "appelle de plus en plus l’attention de tous les esprits clairvoyants, soucieux de l’avenir et de la tranquillité publique. (…) L’occasion nous paraît bonne, en ce moment, pour rappeler, analyser, résumer le système social d’Ernest Solvay". Bertrand cite entre autres la thèse du productivisme social : "Si on veut améliorer les conditions d’existence de tous les hommes, il faut pousser la production à son maximum, seule capable d’engendrer le bien-être généralisé". [1] Pousser la croissance pour engendrer le bien-être, on croirait entendre la banque mondialebanque mondialeInstitution intergouvernementale créée à la conférence de Bretton Woods (1944) pour aider à la reconstruction des pays dévastés par la deuxième guerre mondiale. Forte du capital souscrit par ses membres, la Banque mondiale a désormais pour objectif de financer des projets de développement au sein des pays moins avancés en jouant le rôle d'intermédiaire entre ceux-ci et les pays détenteurs de capitaux. Elle se compose de trois institutions : la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l'Association internationale pour le développement (AID) et la Société financière internationale (SFI). La Banque mondiale n\'agit que lorsque le FMI est parvenu à imposer ses orientations politiques et économiques aux pays demandeurs. (En anglais : World Bank) s’exprimer.

Ce ‘modèle-S’ s’avèrera par ailleurs très ambigu, car, pour ne donner que cet exemple, lorsque Solvay annonce la fermeture de l’unité de soude de Couillet le 24 mai 1993, le groupe reste immuable devant la revendication de la sécurité de l’emploi réclamée par le comité de grève qui occupe l’usine. La fermeture aura bien lieu et coutera l’emploi à plus de 150 travailleurs. À cette même période, Solvay "dégage du personnel à l’étranger : 310 personnes en Allemagne, 31 en France, 500 en Italie... En Espagne et aux Pays-Bas, on parle aussi de restructuration". [2]

Patrons à l’avant-garde

L’engagement "sociétal" des Solvay, comme pendant la guerre de 1914-18, n’est pas un fait unique dans l’histoire de cette société. Il est dans les gênes des fondateurs et est transmis de génération en génération de dirigeants. Deux parallèles pour l’illustrer.

Quand Solvay ferme Couillet en 1993, Daniel Janssen, le président exécutif du groupe chimique, déclare que "l’Europe n’est plus compétitive par rapport au monde". [3] On peut noter l’utilisation de la même thèse fin 2014, cette fois de la bouche du nouveau CEO français Jean-Pierre Clamadieu, qui selon une citation de Trends-Tendances déclare que "L’industrie chimique européenne souffre d’un désavantage compétitif sur le marché mondial, notamment par rapport à la Chine et aux États-Unis". [4]

Autre parallèle entre passé et présent : Daniel Janssen a été président de l’association patronale, la Fédération des Entreprises belges (FEB) et du CEFIC (Conseil européen des Fédérations de l’Industrie chimique, le lobby de l’industrie chimique européenne), membre de la Commission trilatérale et de la Table ronde des Industriels européens, deux autres lobbies patronaux. Jean-Pierre Clamadieu, qui dirige Solvay depuis 2012 est à son tour président du CEFIC et membre de la Table ronde.

Il est lieu de rappeler ici que Solvay a été une entreprise familiale et fermée aux capitaux extérieurs pendant tout un siècle. Ce n’est qu’en 1967 qu’elle ouvre son capital en entrant en Bourse Bourse Lieu institutionnel (originellement un café) où se réalisent des échanges de biens, de titres ou d'actifs standardisés. La Bourse de commerce traite les marchandises. La Bourse des valeurs s'occupe des titres d'entreprises (actions, obligations...). (en anglais : Commodity Market pour la Bourse commerciale, Stock Exchange pour la Bourse des valeurs)(pour pouvoir financer des activités nouvelles) et devient "publique". Mais les familles restent l’actionnaire principal via la société Solvac créée en 1983. Daniel Janssen est le dernier représentant des familles fondatrices. Il se retire en 1998 et Aloïs Michielsen lui succède comme PDG : le premier CEO non issu des familles (Christian Jourquin lui succédera en 2006). Ce n’est qu’en 2012, avec l’arrivée de Jean-Pierre Clamadieu, qu’un patron qui n’a pas fait toute sa carrière au sein du groupe prend la tête de Solvay. Clamadieu vient du groupe chimique français Rhodia acheté par Solvay l’année précédente.

Suite de transformations

Depuis la Deuxième Guerre mondiale, le groupe Solvay a vécu plusieurs vagues de transformations. Pendant les années ’50, il se tourne tout d’abord vers les polymères et la pétrochimie. Les années 1960-70 sont marquées par la ‘révolution du plastique’. L’entreprise se rapproche du consommateur. Ses produits les plus connus sont la bouteille en PVC (1963, avec l’entreprise ICI) et le peroxyde (en alliance avec Laporte).

La décennie suivante Solvay doit faire face à plusieurs contretemps : crise du plastique (à cause de la dépendance du pétrole dont le prix ne cesse d’augmenter), pressions environnementalistes, problèmes financiers après l’investissement dans un "vapocraqueur" aux États-Unis. Ces contretemps conduisent le groupe vers un programme dit de ‘réduction des effectifs’ (-10%) et de fermetures d’usines, entre autres celles de Couillet, Jemeppe et Torrelavega.

Solvay s’adapte, en entrant dans le secteur pharmaceutique (à travers l’achat de Philips-Duphar aux Pays-Bas) et se diversifie dans les « sciences de la vie ».

En 1988, lorsque Solvay fête son 125e anniversaire, le chiffre d’affaires est réalisé par ces cinq branches : les plastiques (31,8%), la division alkalis, chlore et dérivés (30,7%), la transformation des plastiques (18,1%), la santé (12%) et les peroxydes (7,4%). Dès lors, la biochimie changera davantage le profil de Solvay.

Daniel Janssen, nous l’avons vu, reste au pont de commandement jusqu’en 1998. C’est lui qui fait traverser les orages des années 1990 par Solvay. La décennie commence pourtant par une bonne nouvelle pour le groupe. En 1991, la Treuhandanstalt instaurée en Allemagne pour privatiser les biens communs de l’ex-Allemagne de l’Est (socialiste) rend à Solvay l’usine de soda de Bernburg. Celle-ci avait été insérée dans l’économie de guerre par l’Allemagne nazie, puis démontée et déplacée en Union soviétique à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, pour finalement être reconstruite en Allemagne de l’Est dans les années 1950. Ce cadeau inattendu n’empêche cependant pas les affaires de se dégrader. En 1993, Janssen lance un nouveau plan de restructuration à l’échelle mondiale. La main-d’œuvre passe de 46.800 salariés en 1992 à 33.000 en 1998.

Matériaux avancés

S de Soude, S de sociaux-démocrates, mais aujourd’hui Solvay s’identifie avant tout à la majuscule S de Solar Impulse, un avion propulsé uniquement par l’énergie solaire. Cette aventure, commencée en 2003, connaît ses véritables exploits plus de dix ans après. En 2015, l’avion réalise un tour du monde, reliant Nagoya au Japon et Hawai en un seul vol (‘de cinq jours et cinq nuits’) grâce à sa construction ultra légère.

Solar Impulse, sponsorisé par Solvay (avec Schindler, ABB et Omega comme co-sponsors) symbolise le passage de Solvay vers les ’matériaux avancés’, couronné en juillet 2015 par l’acquisition de l’entreprise américaine Cytec, faisant de Solvay ‘le 2e [groupe] au monde dans les matériaux composites pour l’aéronautique’.

Solvay s’est remodelé une fois de plus depuis le début du millénaire. En 2001, il a conclu un accord d’échange avec le géant du pétrole BP. Celui-ci reprend les polyoléfines de Solvay et lui cède les polymères spéciaux. Ensuite, Solvay a fait "le plus grand achat de son histoire" (jusque-là), celui d’Ausimont, une filiale de Montedison, elle aussi spécialisée dans les polymères. Ainsi, Solvay réussit à se détourner du secteur du pétrole et rend son activité moins cyclique et moins vulnérable aux variations des prix de cette matière premièrematière premièreMatière extraite de la nature ou produite par elle-même, utilisée dans la production de produits finis ou comme source d\'énergie. Il s'agit des produits agricoles, des minerais ou des combustibles. (en anglais : raw material).

En 2009, note Kenneth Bertrams dans son histoire de l’entreprise, "plus de 60% des bénéfices du groupe sont issus du pilier pharmaceutique". [5] Paradoxalement, en cette même année, Solvay vend Solvay Pharmaceuticals au groupe américain Abbott, le numéro huit du marché pharmaceutique mondial et se tient maintenant sur deux pieds au lieu de trois : les produits chimiques (44%) et plastiques (56%). La somme payée par Abbott (4,5 milliards d’euros) garantit à Solvay des moyens suffisants pour procéder à l’avant-dernière étape dans sa réorientation vers les matériaux avancés.

Elle date de 2011. Solvay achète alors l’entreprise française Rhodia pour 3,4 milliards d’euros via une Offre publique d’achat Offre publique d’achat OPA : proposition publique faite par un investisseur d'acquérir une société ou une partie de celle-ci à un prix annoncé. Elle peut être amicale ou hostile, selon que le management de la firme ciblée est d'accord de se faire reprendre ou non. (en anglais : tender offer).(OPA) amicale ‘et un montant total de 6,6 milliards si l’on tient compte de la dette de Rhodia’. [6] Rhodia est l’héritier de Rhône-Poulenc. Il joue un rôle de premier plan dans le traitement des Terres rares, ce groupe de minerais fort recherchés pour la fabrication d’aimants permanents et toute une série de machines et de produits de consommation qui en ont besoin : des éoliennes jusqu’aux membranes pour cellules énergétiques.

Malgré cela, Solvay maintient toujours une capacité de productioncapacité de productionEnsemble des actifs fixes (bâtiment, machines et équipement) qui, en fonction de la technologie, de l'organisation de la production et des systèmes de travail appliqués, donne la production maximale possible d'une usine, d'une entreprise, d'un secteur. (en anglais : production capacity) de matières premières brutes dans son portefeuille. Pas par anachronisme, plus pour sécuriser son propre approvisionnement. C’est le cas pour la fluorine (la mine de Tchiprovtsi en Bulgarie), pour le trona (la mine de Greenriver aux États-Unis) et le sel (les gisements souterrains à Gronau-Epe en Allemagne, exploités par SGW dans laquelle Solvay détient une participation de 65%).

Concluons en notant que le groupe Solvay dispose d’un conseil européen d’entreprise depuis 1995. L’accord entre employeur et représentants du personnel qui sous-tend ce conseil a été renouvelé en 2014. [7]

*Chercheur Gresea

Custers, Raf, "Solvay", Gresea, novembre 2015, texte disponible à l’adresse : http://www.mirador-multinationales.be/secteurs/chimie/article/solvay


[1Bertrand, Louis, Ernest Solvay, réformateur social, Agence Dechenne, Bruxelles, 1918, p.46, cité dans Cottenier Jo, De Boosere Patrick et Gounet Thomas, De Generale 1822-1992, EPO Dossier, Berchem 1989.

[2Vanesse, Marc, Mourir pour Solvay à Couillet ? Appel à la solidarité européenne des travailleurs, Le Soir, 30 juin 1993.

[3Vanesse, Marc, o.c.

[4Le secteur chimique européen est fragilisé par un "désavantage compétitif", Trends Tendances, 20 novembre 2014.

[5Bertrams, Kenneth, O.c. , p.179.

[6Un nouveau géant mondial de la chimie est né, Le Figaro, 4 avril 2011. http://www.lefigaro.fr/societes/2011/04/04/04015-20110404ARTFIG00384-un-nouveau-geant-mondial-de-la-chimie-est-ne.php

[7European Works Council Database, consulté le 14 septembre 2015. http://www.ewcdb.org/show_body.php?body_ID=19

Ligne du temps

Groupe belge leader de la chimie mondiale

  • 1863 : Brevet + Solvay & Cie

    Brevet + Solvay & Cie (entreprise à participation limitée jusqu’en).

  • 1877 : Première usine

    Première usine à Couillet.

  • 1880 : Expansion

    Expansion en Allemagne, Russie et aux États-Unis, en association avec des entreprises locales.

  • 1885 : Paternalisme façon Solvay

    Paternalisme façon Solvay : le patron se charge de la scolarisation et des soins de santé, et finance en 1913 une Centrale d’Éducation ouvrière du Parti ouvrier belge.

  • 1914 - 1918) : Sous l’occupation

    Ernest Solvay co-fondateur du Comité National de Secours et d’Alimentation, de facto gouvernement en territoire occupé par les Allemands.

  • 1929 : Crash de Wall Street

    La Mutuelle Mobilière et Immobilière (la banque privée de Solvay) évite à peine l’effondrement.

  • 1940 - 1946) : Nazification

    Nazification, ensuite Soviétisation des activités en Allemagne. Une usine, démontée en 1946 est rendue à Solvay en 1991 par le Treuhandanstalt, pour un Deutschmark symbolique.

  • 1953 : Neder-Over-Heembeek

    Site recherche à Neder-Over-Heembeek.

  • 1963 : La bouteille en PVC

    La bouteille en PVC, émanation de la révolution du plastique des années 1960.

  • 1967 : Entrée en Bourse

    Solvay entre en Bourse (pour pouvoir financer des activités nouvelles) et devient une société anonyme « publique ».

  • 1974 : USA

    Retour aux États-Unis, dans le polyéthylène avec l’entreprise Soltex Polymer Corp.

  • 1980 : Crise du plastique

    Réduction des effectifs (-10%) et fermetures d’usines.

  • 1993 : Plan de restructuration

    Daniel Janssen lance un nouveau plan de restructuration avec des liquidations d’emplois à l’échelle mondiale.

  • 2001 : Échange BP-Solvay

    Solvay reprend les polymères de BP et acquiert Ausimont.

  • 2003 : Fusion

    Fusion fluoric polymers Solvay et Montedison into Solvay Solexis.

  • 2009 : Vente

    Solvay vend sa "pharmacie" pour 5,2 milliards d’euros à Abbott et acquiert Rhodia en 2011 pour 3,4 milliards d’euros.

  • 2012 : Changement de patron

    Jean-Pierre Clamadieu, le CEO de Rhodia, succède à Christian Jourquin et devient le grand patron (le premier qui n’a pas fait sa carrière au sein de Solvay).

  • 2015 : Solar Impulse

    Le Solar Impulse, sponsorisé par Solvay, relie Nagoya à Hawai en un seul vol "à la seule énergie solaire".

  • 2015 : Acquisition

    Solvay acquiert Cytec (États-Unis) et se propulse au deuxième rang mondial dans les matériaux composites pour l’aéronautique